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Avant la réforme des rythmes scolaires

       La France cumule  :
  • un volume horaire annuel d’enseignement très important, qui s’élève à 864 heures par an contre 774 heures à 821 heures en moyenne - selon l’âge des écoliers - au sein de l’OCDE ;
  • le nombre de jours d’école le plus faible d’Europe, à savoir 144 jours seulement contre 187 jours en moyenne au sein de l’OCDE ;
  • une semaine particulièrement courte avec 4 jours d’école par semaine, contre 5 voire 6 chez la plupart de nos voisins européens ;
  • une année scolaire concentrée sur seulement 36 semaines.
Cette extrême concentration du temps est préjudiciable aux apprentissages car elle est source de fatigue et de difficultés        scolaires.
 
Deux objectifs pour le réforme mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous. 

La réussite des enfants dépend, pour une part essentielle, des conditions d'apprentissages et donc du respect des rythmes naturels d’apprentissage et de repos de l’enfant.

La réforme permet de fixer un cadre national pour l’organisation du temps scolaire pour la rentrée 2013.

Les grandes lignes de la réforme

       Les horaires

  • Etalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaires sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin
  • Une journée de classe de maximum 5 heures 30 et une demi-journée de maximum 3 heures 30
  • Une pause méridienne de 1 heure 30 au minimum
  • L’ajout de 3 heures de classe le mercredi matin permettra d’alléger les autres journées en moyenne de 45 minutes.
       De nouvelles activités
  • Des activités pédagogiques complémentaires aux heures d’enseignement organisées en groupes restreints pour :
                                      - aider les écoliers rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages
                                      - accompagner le travail personnel des élèves
                                      - mettre en place une activité prévue par le projet d’école
  • Des activités périscolaires proposées dans le cadre d'un projet éducatif territorial
Les élèves pourront accéder sur le temps périscolaire à des activités sportives, culturelles, artistiques qui développeront leur curiosité intellectuelle, leur permettront de se découvrir des compétences et des centres d’intérêt nouveaux et renforceront le plaisir d’apprendre et d’être à l’école.
Le gouvernement a décidé la mise en place d’un fonds exceptionnel visant à aider les communes à redéployer les activités périscolaires existantes – notamment celles du mercredi matin – et à en proposer de nouvelles.
Toutes les communes ayant décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013 se verront allouer une dotation forfaitaire de 50 euros par élève.

      Des dérogations possibles
En fonction des contraintes locales, certaines modifications pourront être accordées, notamment le choix du samedi matin au lieu du mercredi matin ou le report de l'application de la réforme à la rentrée 2014.

      Exemples d'emploi du temps

               

       Les grandes étapes de la mise en œuvre

  • janvier 2013 : publication du décret et information des écoles
  • mars 2013 : Tous les parents sauront si leur commune passe aux neuf demi-journées à la rentrée 2013 ou à la rentrée 2014.
  • avril 2013 : Tous les parents connaîtront l'organisation de la semaine de leur enfant au plus tard avant les vacances de Pâques.

 

petit_nicolas_3d   En fait, l'aide personnalisée actuelle sera remplacée par les "activités pédagogiques complémentaires" ou APC. Par contre, l'horaire annuel passe de 60h à 36h seulement !
Concernant les activités périscolaires, le taux d'encadrement pose problème. 
 
"La ministre des sports, Valérie Fourneyron a fait savoir qu'elle préparait un décret abaissant le taux d'encadrement des enfants pour les activités périscolaires. Cette mesure permettra aux communes d'embaucher moins de personnel. Elle répond à deux critiques de l'Association des maires de France sur le coût de la réforme et sur la difficulté pour les petites communes de trouver du personnel qualifié. Le seuil actuel , qui est d'un adulte pour 10 enfants de moins de 6 ans et un pour 14 au-delà de 6 ans, passera à 1 pour 14 et 1 pour 18. Ces normes ne s'appliqueront que dans le cadre des projets éducatifs territoriaux." (archives de L'Expresso, le vendredi 25 janvier 2013)